Article : Chorus : des progrès à faire

Il est normal qu'un débiteur mette en place des règles comptables et ne distribue pas l'argent à ses créanciers sans vérification.

Il est moyennement normal - mais de plus en plus fréquent - qu'un débiteur déporte sur ses créanciers une certaine part de travail administratif, pour se simplifier la vie.

Mais le seuil de normalité est largement dépassé quand le débiteur utilise l'outil informatique pour se retrancher dans une "tour d'ivoire numérique" dont la première fonctionnalité semble être de générer des refus, comme un robot d'entrainement au tennis jette des balles.

Nous avons donc deux exigences, qui seront certainement partagées par tous nos confrères experts d'autres domaines que la linguistique :

1 - Chorus ne doit générer que des refus motivés (comme une décision de justice !)

2 - Chorus doit fournir des statistiques annuelles sur le taux de rejet par motif, ainsi que sur les durées de traitement entre le dépot du mémoire et le paiement effectif, par Cour d'Appel. Afin que l'on puisse apprécier objectivement son efficacité.

En l'état, par absence d'indicateurs, on ne peut estimer la situation que par le bouche à oreille entre experts, et il faut bien le dire, c'est assez moyen.

Quand un juge, un greffier ou un commissaire de police contacte un expert pour le mandater sur une mission, il devrait se souvenir que ce dernier ne sera pas payé automatiquement et systématiquement à la fin du mois, come un salarié. Et c'est un aspect à prendre en compte avant de dénoncer une éventuelle faiblesse dans la disponibilité des experts.


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