Article : Les clients qui veulent traduire eux-même

Il n'est pas rare que des particuliers, et parfois même des entreprises, par soucis d'économie parfaitement compréhensible, demandent à un expert d'endosser officiellement leur traduction.

Rappelons que l'expert ne peut assermenter que ce qu'il a traduit par lui-même.

Mais cela ne lui interdit pas une aide préparatoire. Tout comme il a le droit d'utiliser un traitement de texte plutôt que d'écrire sur du marbre avec un burin. Ou encore d'avoir un stagiaire de Master 2 - en dessous, c'est très rarement efficace - qui lui prépare certains documents.

Si le client fournit une pré-traduction sous word, et si cette traduction est d'un niveau qualitatif suffisant, l'expert peut parfaitement faire un processus de re-lecture / correction amenant le texte au niveau de qualité requis et l'assermenter.

Par contre il faut être très clair : si la pré-traduction soumise est d'un niveau globalement insuffisant, l'expert gagnera du temps à repartir d'une feuille blanche, et le client aura fait son exercice de traduction pour rien. Cela ne sera détectable que quand l'original et la pré-traduction auront été examinés par l'expert.

Le client doit aussi entendre que, même à partir d'une excellente traduction, la vérification représente un tiers du travail de traduction en partant de zéro. Et l'expert doit encore y rajouter ses charges (Urssaf, retraite, timbrage, IR, comptabilité, ...). Même si il a fait un travail excellent - ce qui n'est pas toujours le cas - l'économie ne dépassera guère les 50%.

Notons bien qu'aucun expert traducteur n'a l'obligation de procéder ainsi. Il s'agit simplement d'une possibilité, sous réserve que les deux parties en soient d'accord.


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