Article : Traduire oui, transformer non.

Le nom du diplôme

Il est conseillé de ne jamais traduire les noms de diplômes. Ainsi un "BTS" doit demeurer un "BTS". Pourquoi ?

1 - Il n'est pas dans les attributions d'un traducteur assermenté de décerner des équivalences ! C'est la raison première et incontournable.

2 - On ne sait pas où la traduction va partir. Si par exemple c'est de l'anglais, ca peut aller en angleterre, aux USA, en australie et dans bien d'autres pays encore. Chaque pays peut avoir un "équivalent" de BTS ou pas.

3 - Même si on connait les diplômes dans le pays de destination, imaginons que le but du client soit de poursuivre dans une université. L'université concernée peut dire : "le BTS des français est bien globalement équivalent à notre xxx, mais en france ils n'ont pas de cours de ... (une matière connexe), tandis que nos élèves de xxx en font beaucoup. Pour ce motif, on ne les accepte pas en 3eme année de fac". On voit bien que la délivrance d'une équivalence peut être nuancée et relève toujours du point de vue de établissement d'accueil.

Par contre, il est parfaitement possible de rajouter une "note de traducteur" prudente, où l'on précise [NDT : le BTS français est généralement considéré comme équivalent au "xxx" chinois].

Il n'y a que quand le titre décerné est clairement défini partout dans le monde que l'on peut se permettre de le traduire. Par exemple : "Infirmier".

Les notes

Il est parfois demandé de prendre en compte le système de notation du pays de destination, et il ne faut pas céder à cette demande. Si l'élève à eu un 11, il a eu un 11. Que le pays de destination note en A,B,C,D,E plutôt que de 0 à 20 ne change rien au fait qu'il a eu un 11.

Il n'est donc pas conseillé de transformer un 11 en C.

Là encore une petite note de traduction [NDT : Le barême français des notes va de 0 à 20, de 0 à 4 correspond usuellement à E, de 5 à 8 correspond usuellement à D, ...] permet de faciliter la compréhension sans pour autant avoir déformé l'original.

Les factures

Un besoin similaire est parfois exprimé pour les traductions de factures quand le besoin est relatif à un remboursement d'assurance : le client souhaite qu'on lui fasse une conversion d'unités monétaires au passage. Et là encore ce n'est pas le rôle de l'expert, d'autant plus que les parités entre monnaies changent tous les jours, qu'il y a différentes sources, il est donc impossible de dire si dans le contexte le $ vaut x ou y €. Et même si c'était possible ce serait sortir du cadre de la stricte traduction.


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